Histoire du Québec et du Canada
1760-1791 : La Conquête et le changement d'empire H03.03
Table des matières
- allégeance 30321
- assimilation 30322
- constitution 30323
- culture 30311
- économie 30312
- pouvoir 30313
- société 30314
- territoire 30315
Concepts spécifiques
Concepts communs
L’armée britannique s’empare officiellement de la ville de Québec cinq jours après la bataille des Plaines d’Abraham en 1759. Montréal, où se sont repliées les troupes françaises, capitule l’année suivante devant l’imposant déploiement militaire ennemi. Les Britanniques contrôlent une importante partie du territoire de la Nouvelle-France, dévastée par plusieurs années de guerre au détriment des populations, exténuées. Alors que la guerre entre les métropoles se poursuit sur d’autres fronts, une transition s’amorce dans la colonie avec l’instauration du régime militaire.
En vertu des traités de capitulation de 1759 et de 1760, les structures sociales et administratives développées sous l’égide française ne sont pas systématiquement réprimées. Les nouveaux administrateurs adoptent néanmoins un ensemble de mesures pour assurer le fonctionnement de la colonie. Le sort de la population dépend de la conclusion de la guerre de Sept Ans. Il est scellé en 1763 par le traité de Paris et la Proclamation royale, qui dote la nouvelle colonie britannique d’une première constitution. Le territoire de la Province de Québec, confiné à la vallée du Saint-Laurent, est désormais la possession de la couronne britannique. La Proclamation royale, par ailleurs, estompe la révolte de certaines nations autochtones, à qui un vaste territoire est réservé à l’ouest et au nord des colonies britanniques. En 1764, l’administration militaire est remplacée par un gouvernement civil, et l’imposition des lois civiles et criminelles anglaises est prévue.
Les intentions des autorités métropolitaines sont claires. L’assimilation graduelle des nouveaux sujets à la culture britannique est souhaitable. Les premiers gouverneurs se montrent toutefois conciliants envers les Canadiens, essentiellement des ruraux, qui représentent la vaste majorité de la population coloniale. Le caractère français et catholique de la colonie, dénoncé par les marchands britanniques, est au cœur des concessions octroyées par James Murray et son successeur, Guy Carleton. Alors que les différends s’accumulent entre la Grande-Bretagne et les Treize colonies, les Britanniques maintiennent un calme relatif dans la Province de Québec, entre autres en sanctionnant l’Acte de Québec en 1774, puis en contrant l’invasion américaine.
Dans la Province de Québec, qu’a désertée une partie de l’élite politique et économique de l’ancienne colonie française à la suite de la capitulation de Montréal, la haute administration est essentiellement l’affaire des Britanniques. Les marchands écossais dominent l’économie coloniale, dont le commerce des fourrures est toujours le principal pôle. Les nouveaux capitaux favorisent le redressement de l’économie, à laquelle contribuent les Canadiens et les Autochtones à différents égards. La gestion de la colonie est sous la responsabilité du gouverneur et de conseillers loyaux à la couronne britannique; les Canadiens souhaitant accéder à des postes administratifs doivent prêter allégeance à cette dernière. La pratique de la religion catholique est dominante en dépit des instructions royales qui prônent l’établissement de l’Église anglicane. Les quelques écoles catholiques côtoient un nombre croissant d’écoles protestantes.
Le clergé et les seigneurs canadiens s’accommodent des politiques des premiers gouverneurs et, plus tard, de celles de la couronne, pendant que la nouvelle bourgeoisie professionnelle canadienne et certains marchands britanniques manifestent leur insatisfaction à l’égard de la gouvernance de la colonie. Les Loyalistes, qui arrivent dans la province à la suite de la déclaration d’indépendance des États-Unis, ajoutent, entre autres, leur voix aux portant sur les problèmes constitutionnels. Les conjonctures politiques et démographiques, les revendications de certains membres influentdoléancess de la colonie ainsi que les nombreuses pétitions acheminées à Londres contribuent à l’adoption de l’Acte constitutionnel, qui divise la Province de Québec en deux, et à l’octroi d’une assemblée législative.
- a. Capitulation de Montréal 303(1a)
- b. Émigration de Canadiens 303(1b)
- c. Reconstruction de la colonie 303(1c)
- d. Administration militaire de la colonie 303(1d)
- e. Conditions imposées aux Canadiens 303(1e)
- a. Traité de Paris (1763) 303(2a)
- b. Structures politiques, juridiques et administratives 303(2b)
- c. Territoire de la Province de Québec 303(2c)
- d. Droits territoriaux des Indiens 303(2d)
- e. Autres colonies britanniques en Amérique du Nord 303(2e)
- a. Révolte de Pontiac 303(3a)
- b. Département des Affaires indiennes 303(3b)
- c. Revendications des Premières Nations 303(3c)
- a. Instauration du gouvernement civil 303(4a)
- b. Assimilation des Canadiens 303(4b)
- c. Serment du Test 303(4c)
- d. Concessions accordées aux Canadiens 303(4d)
- a. Groupes d’influence 303(5a)
- b. Objets des pétitions 303(5b)
- a. Religion et droits civils 303(6a)
- b. Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire 303(6b)
- c. Rôle du gouverneur 303(6c)
- d. Réactions des différents groupes 303(6d)
- e. Territoire de la Province de Québec 303(6e)
- a. Lois intolérables ou Coercive Acts 303(7a)
- b. Lettres aux Canadiens 303(7b)
- c. Occupation de Montréal et siège de Québec 303(7c)
- d. Déclaration d’indépendance des États-Unis 303(7d)
- e. Territoire de la Province de Québec et des États-Unis à la suite de l’adoption du traité de Paris (1783) 303(7e)
- f. Migration de populations autochtones 303(7f)
- a. Conditions de vie des migrants 303(8a)
- b. Établissement des colons 303(8b)
- a. Politique économique britannique 303(9a)
- b. Contrôle des marchands britanniques 303(9b)
- c. Commerce des fourrures 303(9c)
- d. Production agricole 303(9d)
- e. Pêche 303(9e)
- a. Immigration britannique 303(10a)
- b. Réfugiés acadiens 303(10b)
- c. Composition de la population 303(10c)
- d. Usage de la langue française 303(10d)
- e. Accroissement naturel des Canadiens 303(10e)
- f. Bourgeoisie professionnelle canadienne 303(10f)
- a. Clergé 303(11a)
- b. Communautés religieuses 303(11b)
- c. Écoles 303(11c)
- d. Hôpitaux 303(11d)
- a. Lieux de culte 303(12a)
- b. Écoles 303(12b)
Régime militaire 303(1)
Proclamation royale 303(2)
Statut des Indiens 303(3)
Instructions au gouverneur Murray 303(4)
Mouvements de revendication 303(5)
Acte de Québec 303(6)
Invasion américaine 303(7)
Loyalistes 303(8)
Économie coloniale 303(9)
Situation sociodémographique 303(10)
Église catholique 303(11)
Église anglicane 303(12)
- 1760 : Capitulation de Montréal 30351
- 1760-1763 : gouvernement militaire* 30351
- 1763 : Traité de Paris 30351
- 1763 : Proclamation royale 30351
- 1763 : Instructions à Murray* 30351
- 1763-1766 : Révolte de Pontiac 30351
- 1764 : Premier journal publié dans la colonie 30351
- 1764 : Première pétition en faveur d’une chambre d’assemblée 30351
- 1764 : Création du Conseil de Québec 30351
- 1766 : Nomination d’un évêque catholique 30351
- 1774 : Acte de Québec 30351
- 1775 : Invasion américaine de la Province of Quebec 30351
- 1775 : Arrivée des premiers Loyalistes 30351
- 1776 : imprimerie Fleury Mesplet* 30351
- 1776 : Déclaration d’indépendance américaine* 30351
- 1777 : instauration du droit commercial anglais* 30351
- 1778 : La Gazette de Montréal The Montreal Gazette* 30351
- 1783 : Traité de Paris 30351
- 1783 : Fondation de la Compagnie du Nord-Ouest 30351
- 1784 : Application de l’habeas corpus 30351
