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Histoire du Québec et du Canada

1760-1791 : La Conquête et le changement d'empire H03.03

maPerspective.ca
Montréal
20 avril 2019
SOURCE : L’essentiel du contenu des quatre premiers points de cette page est issu du Programme de formation de l’école québécoise1. Certaines corrections ont été apportées.

Table des matières

Concepts
Mise en contexte
Précision des connaissances historiques
Repères
Ressources générales pour cette période
NOTE : Les concepts prescrits ne sont ni exhaustifs, ni exclusifs.
NOTE : Cette mise en contexte a été écrite par le ministère et s’adresse à des professionnels de l’enseignement. Puisqu’il serait difficile de résumé plus succinctement cette réalité sociale, nous rendons ce texte disponible pour vous. Cependant, veuillez noter que la syntaxe puisse être difficile.

L’armée britannique s’empare officiellement de la ville de Québec cinq jours après la bataille des Plaines d’Abraham en 1759. Montréal, où se sont repliées les troupes françaises, capitule l’année suivante devant l’imposant déploiement militaire ennemi. Les Britanniques contrôlent une importante partie du territoire de la Nouvelle-France, dévastée par plusieurs années de guerre au détriment des populations, exténuées. Alors que la guerre entre les métropoles se poursuit sur d’autres fronts, une transition s’amorce dans la colonie avec l’instauration du régime militaire.

En vertu des traités de capitulation de 1759 et de 1760, les structures sociales et administratives développées sous l’égide française ne sont pas systématiquement réprimées. Les nouveaux administrateurs adoptent néanmoins un ensemble de mesures pour assurer le fonctionnement de la colonie. Le sort de la population dépend de la conclusion de la guerre de Sept Ans. Il est scellé en 1763 par le traité de Paris et la Proclamation royale, qui dote la nouvelle colonie britannique d’une première constitution. Le territoire de la Province de Québec, confiné à la vallée du Saint-Laurent, est désormais la possession de la couronne britannique. La Proclamation royale, par ailleurs, estompe la révolte de certaines nations autochtones, à qui un vaste territoire est réservé à l’ouest et au nord des colonies britanniques. En 1764, l’administration militaire est remplacée par un gouvernement civil, et l’imposition des lois civiles et criminelles anglaises est prévue.

Les intentions des autorités métropolitaines sont claires. L’assimilation graduelle des nouveaux sujets à la culture britannique est souhaitable. Les premiers gouverneurs se montrent toutefois conciliants envers les Canadiens, essentiellement des ruraux, qui représentent la vaste majorité de la population coloniale. Le caractère français et catholique de la colonie, dénoncé par les marchands britanniques, est au cœur des concessions octroyées par James Murray et son successeur, Guy Carleton. Alors que les différends s’accumulent entre la Grande-Bretagne et les Treize colonies, les Britanniques maintiennent un calme relatif dans la Province de Québec, entre autres en sanctionnant l’Acte de Québec en 1774, puis en contrant l’invasion américaine.

Dans la Province de Québec, qu’a désertée une partie de l’élite politique et économique de l’ancienne colonie française à la suite de la capitulation de Montréal, la haute administration est essentiellement l’affaire des Britanniques. Les marchands écossais dominent l’économie coloniale, dont le commerce des fourrures est toujours le principal pôle. Les nouveaux capitaux favorisent le redressement de l’économie, à laquelle contribuent les Canadiens et les Autochtones à différents égards. La gestion de la colonie est sous la responsabilité du gouverneur et de conseillers loyaux à la couronne britannique; les Canadiens souhaitant accéder à des postes administratifs doivent prêter allégeance à cette dernière. La pratique de la religion catholique est dominante en dépit des instructions royales qui prônent l’établissement de l’Église anglicane. Les quelques écoles catholiques côtoient un nombre croissant d’écoles protestantes.

Le clergé et les seigneurs canadiens s’accommodent des politiques des premiers gouverneurs et, plus tard, de celles de la couronne, pendant que la nouvelle bourgeoisie professionnelle canadienne et certains marchands britanniques manifestent leur insatisfaction à l’égard de la gouvernance de la colonie. Les Loyalistes, qui arrivent dans la province à la suite de la déclaration d’indépendance des États-Unis, ajoutent, entre autres, leur voix aux portant sur les problèmes constitutionnels. Les conjonctures politiques et démographiques, les revendications de certains membres influentdoléancess de la colonie ainsi que les nombreuses pétitions acheminées à Londres contribuent à l’adoption de l’Acte constitutionnel, qui divise la Province de Québec en deux, et à l’octroi d’une assemblée législative.

NOTE : La précision des connaissances historiques ne spécifie pas la teneur de ces connaissances. Considérez-les comme des thématiques.
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1 Ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur, Programme de formation de l’école québécoise, enseignement secondaire. Histoire du Québec et du Canada, troisième et quatrième secondaire, Gouvernement du Québec, 2017, p.30-34.