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Histoire du Québec et du Canada

1608-1760 : L'évolution de la société coloniale sous l'autorité de la métropole française H03.02

maPerspective.ca
Montréal
10 juillet 2019
SOURCE : L’essentiel du contenu des quatre premiers points de cette page est issu du Programme de formation de l’école québécoise1. Certaines corrections ont été apportées.

Table des matières

Concepts
Mise en contexte
Précision des connaissances historiques
Repères
Ressources générales pour cette période
NOTE : Les concepts prescrits ne sont ni exhaustifs, ni exclusifs.
NOTE : Cette mise en contexte a été écrite par le ministère et s’adresse à des professionnels de l’enseignement. Puisqu’il serait difficile de résumé plus succinctement cette réalité sociale, nous rendons ce texte disponible pour vous. Cependant, veuillez noter que la syntaxe puisse être difficile.

La fin des guerres de religion qu’officialise l’édit de Nantes rétablit l’ordre social en France. La couronne, momentanément délestée des luttes intestines, remet la colonisation de l’Amérique du Nord à l’ordre du jour. Le roi concède le monopole du commerce des fourrures à des compagnies. L’installation de sujets français en Nouvelle-France apparaît essentielle à l’essor de la France. Tandis qu’à Tadoussac, où les Français ont scellé une première alliance avec des nations autochtones en 1603, les seuls besoins de la traite sont priorisés, l’habitation de Port-Royal en Acadie accueille en 1605 quelque 80 colons. Il faut toutefois attendre la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain pour qu’un premier établissement permanent voie le jour en Nouvelle-France.

La prospérité de la colonie est tributaire de son développement économique et social ainsi que de la politique mercantile de la métropole. Champlain s’allie, entre autres, aux Algonquins, aux Innus (Montagnais) et aux Hurons-Wendats (Hurons), dont la connaissance du territoire favorise l’expansion économique et territoriale du commerce des fourrures et l’adaptation des colons. Les compagnies se succèdent à la tête de la colonie; l’économie est polarisée et la population croît lentement.

Les structures administratives, qui s’édifient d’abord dans les villes, et les structures sociales européennes sont reproduites, puis adaptées au contexte de la Nouvelle-France. Le régime seigneurial, qui organise la distribution et l’occupation du sol, marque les liens entre les colons et les élites. Les communautés religieuses sont à l’œuvre. Récollets, Jésuites et Ursulines évangélisent des Autochtones et se chargent de l’encadrement des colons. Des hôpitaux sont fondés et des écoles sont érigées, particulièrement par des congrégations féminines. Graduellement, d’une génération à l’autre, les coloniaux se distancient de la métropole. Leur réalité impose l’adoption d’habitudes de vie compatibles avec le milieu; la société en émergence se singularise. Les habitants s’adaptent au territoire, notamment en empruntant aux Autochtones des objets et des habitudes alimentaires. Dans les échanges, chacun fait valoir ses intérêts, parfois au détriment de l’autre. Alors que se développe la colonie, certaines populations autochtones se fragilisent, notamment en proie aux épidémies et aux guerres.

L’instauration du Gouvernement royal en 1663 marque un tournant. En faisant de la Nouvelle-France une colonie royale, Louis XIV entreprend sa réorganisation judiciaire et politique, la dotant, entre autres, d’un conseil souverain. Alors que le gouverneur commande l’armée et se charge de la diplomatie avec les Premières Nations, l’intendant met en place un ensemble de mesures avalisées par la métropole pour dynamiser l’économie et régir la vie civile des habitants. Arrivé en 1665, Jean Talon, premier intendant en Nouvelle-France, développe le commerce et l’industrie, et favorise la croissance de la production agricole. Il contribue à l’adoption et à l’application de politiques démographiques qui, bien que temporaires, auront des répercussions sur l’accroissement naturel de la population, certaines de ces politiques ayant mené notamment à l’arrivée d’un grand nombre de femmes.

Le territoire nord-américain est vaste et ses ressources sont convoitées. Leur exploitation est l’objet d’hostilités répétées opposant, entre autres, les Iroquois à d’autres habitants de la colonie. La France et la Grande-Bretagne tentent d’imposer leur suprématie sur le continent, comme ailleurs en Europe, aux Indes et aux Antilles. La Nouvelle-France est l’objet de rivalités qui redéfinissent ses frontières et influencent les décisions la concernant. Les guerres intercoloniales jalonnent la marche vers la conquête de la Nouvelle-France par la Grande-Bretagne. Les affrontements entre les sujets britanniques, les sujets français et leurs alliés autochtones sur le territoire de l’Ohio, où s’amorce la guerre de Sept Ans, s’étendent aux territoires disputés du nord-est avant de se transporter à Québec, qu’un important siège et la bataille des Plaines d’Abraham feront tomber aux mains des Britanniques.

NOTE : La précision des connaissances historiques ne spécifie pas la teneur de ces connaissances. Considérez-les comme des thématiques.
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1 Ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur, Programme de formation de l’école québécoise, enseignement secondaire. Histoire du Québec et du Canada, troisième et quatrième secondaire, Gouvernement du Québec, 2017, p.25-29.