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Histoire du Québec et du Canada

Des origines à 1608 : L'expérience des Autochtones et le projet de colonie H03.01

maPerspective.ca
Montréal
20 avril 2019
SOURCE : L’essentiel du contenu des quatre premiers points de cette page est issu du Programme de formation de l’école québécoise1. Certaines corrections ont été apportées.

Table des matières

Concepts
Mise en contexte
Précision des connaissances historiques
Repères
Ressources générales pour cette période
NOTE : Les concepts prescrits ne sont ni exhaustifs, ni exclusifs.
NOTE : Cette mise en contexte a été écrite par le ministère et s’adresse à des professionnels de l’enseignement. Puisqu’il serait difficile de résumé plus succinctement cette réalité sociale, nous rendons ce texte disponible pour vous. Cependant, veuillez noter que la syntaxe puisse être difficile.

Selon la thèse des migrations asiatiques et l’état des connaissances actuelles sur le sujet, il y a plusieurs millénaires, alors que le climat favorise l’accès au nord-ouest de l’Amérique, des peuples venus d’Asie à la suite de hordes d’animaux sauvages empruntent les passages terrestres libérés par les glaces pour rallier le centre et le sud du continent. Le nord-est de l’Amérique du Nord est ainsi peuplé environ 15 000 ans avant nos jours, à la faveur de températures plus clémentes. Les migrations se succèdent au fil des siècles.

Nomades à l’origine, certains groupes se sédentarisent progressivement une fois les conditions favorables réunies. La relation entretenue avec le milieu et les ressources du territoire conditionne le mode de vie des peuples autochtones. Ils vivent de chasse, de pêche, de cueillette et d’agriculture dans des proportions variables selon le territoire occupé. Au gré des saisons, ils puisent dans leur environnement ce dont ils ont besoin et font du commerce pour pallier les ressources dont ils ne disposent pas et entretenir leurs relations avec les autres peuples.

Le territoire québécois actuel est occupé, dans les années 1500, par des peuples qui ont leurs langues, leurs coutumes et leurs croyances propres. Alliés ou rivaux, ils s’organisent autour de structures politiques et sociales autonomes qui fondent leur mode de prise de décision. Bien qu’uniques, les Premières Nations et la nation inuite présentent certaines caractéristiques communes. Iroquoiens, Algonquiens et Inuits se partagent les ressources des Appalaches, de la vallée du Saint-Laurent et du Bouclier canadien. Tous entretiennent des rapports fondés sur la réciprocité. Ils se perçoivent comme un élément parmi un vaste ensemble, dont la préservation de l’équilibre est au cœur de leur vision du monde; ils ne constituent pas la pièce maîtresse de leur environnement.

Le 16e siècle voit les contacts entre Autochtones et Européens se multiplier. Les chasseurs basques et les pêcheurs normands et bretons, qui fréquentent les eaux et les rives de l’est du continent nord-américain, y découvrent quantité de mammifères marins et d’abondants bancs de poissons dont ils tireront profit des siècles durant. Au cours de leurs voyages, ils nouent avec les premiers occupants du territoire des relations qu’intensifient les tentatives de colonisation parrainées par la couronne française.

En quête de richesses, les explorateurs, Jacques Cartier en tête, usent de l’expérience des Autochtones pour tenter d’apprivoiser un pays qui leur paraît immense et sauvage. Les perspectives contrastées des Européens et des Autochtones colorent les premiers contacts. À l’origine d’incompréhensions mutuelles, elles éclairent néanmoins leurs perceptions des avantages et des inconvénients de leurs rapports.

C’est sur le fondement des relations entre Autochtones et Européens que s’organise la colonisation française en Amérique. Les réseaux d’échanges des sociétés autochtones, leurs alliances et leur connaissance du territoire et de ses ressources constituent des atouts dont profitent les Français. Les événements de cette période de l’histoire du Québec et du Canada jettent les bases de l’émergence d’une société française en Amérique.

NOTE : La précision des connaissances historiques ne spécifie pas la teneur de ces connaissances. Considérez-les comme des thématiques.
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1 Ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur, Programme de formation de l’école québécoise, enseignement secondaire. Histoire du Québec et du Canada, troisième et quatrième secondaire, Gouvernement du Québec, 2017, p.21-24.